Beni enterre ses morts, Kinshasa prépare le référendum : le peuple d’abord!
- 2 juin
- 2 min de lecture
À Beni, la nuit du 30 au 31 mai 2026 a encore exposé l’incapacité de l’État à protéger ses citoyens. À Ngadi, des civils ont été massacrés dans une attaque attribuée aux ADF. Les bilans restent évolutifs, de six morts confirmés à un bilan plus lourd selon les zones prises en compte. Derrière les chiffres, une vérité demeure : des Congolais meurent encore là où la République devrait garantir la vie. (Radio Okapi)
Pour le Mouvement Elikya, ce drame s’inscrit dans une crise plus large : terrorisme des ADF, agression rwandaise, rébellions armées, complicités internes dénoncées de longue date et recours aux armes comme moyen de pression politique. À l’Est comme avec les Mobondo à l’Ouest, le Congo paie le prix d’une culture dangereuse où des conflits sont militarisés au lieu d’être résolus par la loi, le dialogue et les institutions.
Pendant que Beni enterre ses morts, Kinshasa débat de la loi référendaire, approuvée le 27 mai 2026 à l’Assemblée nationale. Pour Elikya, ce texte ouvre clairement la voie au débat sur le changement constitutionnel, alors que les vraies priorités nationales sont connues : sécurité, stabilité, lutte contre la pauvreté, bonne gouvernance, libertés individuelles et respect des droits humains. Dans sa déclaration politique du 11 août 2025 sur Komanda, Elikya dénonçait déjà une faillite sécuritaire manifeste et exigeait réforme, enquête indépendante et sanctions.
Le peuple congolais ne doit pas rester spectateur. Dans le respect de la Constitution, il lui revient de se prendre en charge pacifiquement et de participer aux actions citoyennes qui défendent l’ordre constitutionnel, l’ouverture d’un dialogue national inclusif et l’organisation d’élections transparentes et justes dans le délais. Le rendez-vous civique du 3 juin doit être compris comme une occasion de rappeler, dans le calme et la discipline, que l’État doit d’abord protéger le peuple avant de servir les calculs du pouvoir.


