RDC : Face à l’escalade des tensions, le Mouvement Elikya appelle à un dialogue national inclusif et au respect de la Constitution
Kinshasa, le 13 octobre 2026 | Actualité politique
La République démocratique du Congo traverse une période particulièrement préoccupante, marquée par la persistance de la guerre dans l’Est, l’aggravation de la crise humanitaire et la montée des tensions politiques autour de l’avenir des institutions.
Le discours prononcé le 9 octobre 2026 par l’ancien président Joseph Kabila, qui a vivement critiqué la gouvernance actuelle et appelé à un dialogue national inclusif, intervient dans un climat de profonde polarisation. Condamné à mort par contumace en septembre 2025, l’ancien chef de l’État se retrouve désormais au centre d’une nouvelle escalade politique et militaire, avec l’annonce de la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), associé à l’AFC/M23.
Parallèlement, les débats sur une éventuelle modification de la Constitution alimentent les inquiétudes quant à la préservation des acquis démocratiques et de l’alternance politique. Le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, malgré les consultations récemment engagées avec la CENCO et l’ECC, soulève encore des interrogations sur son inclusivité et les conditions de sa crédibilité.
Pendant ce temps, les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu continuent de subir les conséquences dramatiques des affrontements, des déplacements forcés et de la dégradation des conditions humanitaires.
C’est dans ce contexte que le Mouvement Elikya publie, ce 13 octobre 2026, une déclaration officielle rappelant les principes qui doivent guider toute sortie durable de la crise congolaise.
Les principales positions du Mouvement Elikya
Le Mouvement Elikya condamne toute violence contre les populations civiles, tout recours aux armes pour conquérir ou conserver le pouvoir, ainsi que toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC.
Il réaffirme son opposition à toute modification constitutionnelle destinée à compromettre l’alternance démocratique ou à remettre en cause les acquis du pacte républicain. Il rappelle particulièrement les garanties fondamentales de l’article 220 de la Constitution.
Elikya appelle à l'organisation d'un dialogue national véritablement inclusif, réunissant la majorité, l’opposition, les anciens dirigeants, la société civile, les confessions religieuses, les représentants des communautés affectées et les autres acteurs concernés par la crise. Ce dialogue ne doit cependant ni légitimer la violence ni récompenser le recours aux armes.
Le parti dénonce également toute instrumentalisation des institutions publiques contre les opposants politiques et défend le respect des libertés fondamentales, du pluralisme et de l’État de droit.
Enfin, Elikya plaide pour une justice transitionnelle crédible, garantissant la vérité, la responsabilité, les droits des victimes et des réparations appropriées. La protection des populations, le retour digne des déplacés et le rétablissement des services essentiels doivent rester des priorités nationales.
La paix doit reposer sur un pacte républicain renouvelé
Pour le Mouvement Elikya, la sortie de crise ne peut résulter ni d’une victoire imposée par les armes, ni d’une confiscation du pouvoir, ni d’un dialogue excluant une partie significative de la nation.
Elle exige un engagement collectif autour de la souveraineté nationale, du respect de la Constitution, de la justice et de la restauration de la confiance entre les Congolais.
Le Mouvement Elikya invite les institutions et l’ensemble des forces politiques et sociales à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.
Lire le communiqué officiel du Mouvement Elikya du 13 octobre 2026 ci-dessous.






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